Michel Piscopo Coaching,Livres Les cinq langages de l’amour.

Les cinq langages de l’amour.

J’aimerais aujourd’hui vous parlez des cinq langages de l’amour.

Qu’est ce que les cinq langages de l’amour ?

Il s’agit d’un livre de Gary Chapman qui part d’un postulat simple et fort : les gens parlent différents langages d’amour (et ils ne le savent pas !). Il estime que deux conjoints peuvent avoir des langages d’amour aussi différents que le français et le chinois.

Gary Chapman propose ce concept pour nous aider à comprendre et répondre aux besoins mutuels d’amour profond. Pour lui, l’amour véritable implique un acte volontaire, exige de la discipline et reconnaît la nécessité du progrès personnel (c’est pour cette raison qu’il distingue coup de foudre et amour authentique). L’amour consiste à agir dans l’intérêt de celui ou celle que nous aimons. Les langages d’amour ne sont donc pas à prendre comme des tentatives de manipulation (pour flatter ou obtenir ce que nous désirons).

Chaque personne parle un langage d’amour maternel auquel elle est plus sensible. Quand on lui parle dans ce langage d’amour, la personne se sent aimée pour ce qu’elle est et son réservoir émotionnel est rempli. Le langage par lequel une personne exprime son amour n’est nécessairement celui de l’autre. Un partenaire peut avoir l’impression de faire des efforts et de donner des preuves d’amour… qui ne sont pas considérées comme telles par l’autre partenaire. C’est tout le problème que Chapman propose de résoudre !

Chapman relate dans son livre de nombreux exemples de couples au bord de la rupture parce qu’ils ne parlent pas le même langage d’amour et se sentent incompris et peu/pas aimés en conséquence.

Chaque langage d’amour a des dialectes, des sortes de “patois”.

Quels sont les 5 langages d’amour ?

1.Les paroles valorisantes

Gary Chapman écrit que les paroles valorisantes peuvent se décliner en plusieurs dialectes :

  • Les compliments verbaux et sincères (“tu es ravissant(e)”, “je me régale avec ce plat”, “merci d’avoir… j’apprécie vraiment cette initiative”, “j’aime quand tu…”, “je suis reconnaissant(e) quand tu…”)
  • Les paroles d’encouragement (“si tu décides de le faire, je suis sûre(e) que tu réussiras. Car lorsque tu as décidé d’entreprendre quelque chose, tu vas toujours jusqu’au bout. C’est une qualité que j’apprécie chez toi.”, “si tu veux te lancer dans cette démarche, je t’épaulerai”, “je suis à tes côtés, comment puis-je t’aider ?”)
  • Paroles aimables qui expriment des sentiments personnels sur un ton chaleureux et dans un langage positif
  • Excuses et reconnaissance des torts, pardon accordé (Chapman écrit :” Si vous lui avez fait du tort, soyez prêt(e) à reconnaître votre faute et à demander pardon. Si votre motivation n’est pas celle qu’il/elle a cru être, efforcez-vous d’expliquer paisiblement vos mobiles.”)
  • Paroles humbles et requêtes (les requêtes n’étant pas des exigences). On retrouve ici un des aspects de la communication non violente : formuler des demandes pour indiquer comment se rapprocher, pour donner une orientation et non un ultimatum.

2.Les moments de qualité

Des moments de qualité consistent à accorder à l’autre une attention totale et sans partage, à “offrir des minutes de vie”, à créer des émotions. Ces moments de qualité peuvent se traduire de plusieurs manières :

  • Juste être ensemble (être unis, sur la même longueur d’onde, être accordés; pas seulement une proximité physique)
  • Des dialogues de qualité (une vraie conversation au cours de laquelle deux individus partagent leurs expériences, leurs pensées, leurs émotions et leurs désirs avec affection et sans s’interrompre. Ce dernier point est difficile car cela nécessite d’écouter avec bienveillance en résistant à la tentation de conseiller, de juger ou de critiquer)
  • Apprendre à parler (réveiller nos émotions, s’ouvrir à l’autre, révéler les doutes, les peurs et la vulnérabilité qui nous tenaillent)
  • Des activités de qualité (entreprendre des activités à deux, accepter une activité qui plait à l’autre pour le simple plaisir d’être avec lui/elle, s’exprimer mutuellement de l’amour en étant ensemble pour constituer une “banque de souvenirs”)

3.Les cadeaux

Gary Chapman définit les cadeaux comme quelque chose que nous pouvons tenir dans la main en nous disant : “il/elle a pensé à moi”. La valeur marchande n’a ici pas d’importance. Ce qui compte est le fait d’avoir pensé à nous : c’est la pensée exprimée par le geste qui est l’expression de l’amour, c’est un signe extérieur et visible du lien intérieur et spirituel/ émotionnel.

Les cadeaux peuvent être achetés, trouvés ou confectionnés. Une fleur sauvage ramassée dans un champ peut remplir sa fonction de preuve d’amour et de remplissage de réservoir émotionnel.

Mais les cadeaux peuvent aussi prendre la forme du don de soi, de notre présence.

Les cadeaux n’ont besoin ni d’être couteux ni d’être hebdomadaires.

4.Les services rendus

Chapman parle de toutes les aides et assistances qui exigent de la réflexion, de l’organisation, du temps, de l’effort et de l’énergie. Quand ces services sont accomplis dans un esprit positif, ils sont d’authentiques expressions d’amour.

Ce langage d’amour peut cependant être mal compris : il s’agit de pas confondre services rendus et exploitation ou culpabilité.

La manipulation par la culpabilité (“si tu m’aimais vraiment, tu ferais ceci ou cela”) n’est pas un langage d’amour; la contrainte par la peur, le chantage ou la menace de représailles non plus.

Le langage d’amour des services rendus peut également nécessiter de dépasser les stéréotypes et les clichés sur les rôles spécifiques des hommes et des femmes.

5.Le contact physique

Le toucher ne se limite pas à un endroit précis du corps humain. Une caresse, une main dans les cheveux, tenir la main, les baisers, les enlacements, les relations sexuelles entre partenaires adultes et consentants sont autant de façons de passer le message d’amour. Certains contacts délivrent plus de plaisir que d’autres, et c’est à chaque personne de dire quel genre de contact la comble le plus. Le contact physique qui procure du plaisir à l’un n’aura pas forcément le même effet chez l’autre.

Le langage d’amour du contact physique doit toujours respecter la limite de l’autre : “le corps est fait pour être touché et non pas abusé”.

Comment identifier les langages d’amour ?

Chez soi

Pour Gary Chapman, il existe trois moyens de découvrir le langage d’amour qui nous est le plus naturel.

  1. Dans ce que notre conjoint(e) fait (ou omet de faire), qu’est-ce qui nous blesse le plus ? (les blessures les plus vives correspondent vraisemblablement au langage d’amour le plus expressif pour nous)
  2. Qu’avons-nous le plus souvent réclamé de notre conjoint(e) ? Les critiques les plus souvent adressées à l’autre nous renseignent sur ce qui nous donnent le mieux le sentiment d’être aimé(e).
  3. Comment exprimons-nous généralement notre amour ? Les paroles ou actes par lesquels nous faisons comprendre à l’autre que nous l’aimons nous donnent le sentiment d’être aimé(e).

Chez le/la partenaire

Chapman propose un petit jeu pour identifier le langage d’amour principal du conjoint/ de la conjointe :

  • Lister les cinq langages d’amour et les classer du plus important au moins important en se mettant dans la peau du conjoint. Montrer le résultat à l’autre et engager la discussion autour de la pertinence de ce classement
  • Demander plusieurs fois par semaine : “sur une échelle graduée de 0 à 10, à quel niveau estimes-tu ton réservoir émotionnel ?” puis “que puis-je faire pour élever le niveau ?”. Ces questions mettent à jour ce qui stimule l’expression de l’amour.

Par ailleurs, les 3 questions ci-dessus peuvent appliquées à l’autre :

  1. qu’est-ce que je fais (ou omets de faire) qui blesse l’autre ?
  2. que me réclame ou me reproche mon/ma partenaire ?
  3. comment mon/ma partenaire m’exprime-t-il son amour ?

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Blessures émotionnelles : Cette faille qui empêche d’être soi.Blessures émotionnelles : Cette faille qui empêche d’être soi.

Failles intimes enfouies, ces blessures du passé aux relents inconscients seraient à l’origine de nos maux présents, qu’ils soient physiques ou psychologiques. Des plaies de l’âme, émotionnelles, dont l’ennéagramme se sert, pour mieux nous en libérer.

Déterminer les cinq blessures fondamentales qui seraient l’alpha et l’oméga de tout ce qui ne va pas dans notre vie et qui entraveraient fatalement notre épanouissement profond. Il s’agit du rejet, de l’abandon, de l’humiliation, de la trahison et de l’injustice.

Ce sont les blessures qui nous viennent d’expériences passées non acceptées. Elles peuvent s’étendre du simple souvenir marqué par une émotion désagréable ou une absence de sens, aux traumatismes. Elles naissent dans l’enfance, généralement à partir d’un vécu réel ou perçu de manque, perte, négligence et/ou maltraitance.

Il ne serait pas juste d’affirmer qu’une enfance difficile implique nécessairement d’en subir les conséquences à l’âge adulte. Tout comme une enfance bercée par le sentiment d’être aimé et de n’avoir manqué de rien, n’est pas gage d’une croissance personnelle sans blessures émotionnelles

En effet, ce ne serait pas tant les blessures émotionnelles en elles-même qui nous feraient souffrir que, finalement, l’absence d’outils à notre disposition pour les identifier et les comprendre.

Certes, mais de quoi parle-t-on exactement ? Et surtout, comment se manifestent ces cinq blessures émotionnelles ? Explications:

Blessures, masques et problèmes racines

Grosso modo, les cinq blessures émotionnelles ont pour conséquence commune d’affecter nos choix de vie, du moins lorsque nous n’avons pas connaissance de leur existence ou que l’on a pas pu relativiser notre crainte de les vivre à nouveau.

Autrement dit, “avoir une blessure émotionnelle” revient à être influencé par un système de croyances sur ce que nous devons être, sur ce que nous devons faire ou sur ce que nous devons avoir dans notre vie, pour ne pas se la faire infliger une nouvelle fois. C’est ainsi que nous allons nous imposer toutes sortes de permissions, d’interdictions, mais aussi adopter une forme de masque social, lui-même déterminé par la blessure dont nous souffrons.

Composé d’une ligne de conduite censée nous en protéger, ce masque est également doté d’un mécanisme de défense qui façonne nos réactions face toutes les situations qui ressembleraient, de près ou de loin, à celle de la blessure ou des blessures vécues.

Dans ce cas, le mécanisme de défense utilisé sera le repli sur soi : c’est l’ultime recours défensif pour s’éviter le rejet.

C’est l’exemple de la personne qui, pour s’éviter la douleur de la blessure de rejet, va s’inscrire dans une ligne de conduite attachée à la discrétion, la modestie, le respect…etc. Des atouts qu’elle nommera peut-être ‘valeurs’, sans s’apercevoir qu’ils prennent naissance sur des injonctions et le besoin de s’éviter le jugement, la confrontation, le rejet. Et dans ce cas, le mécanisme de défense utilisé sera le repli sur soi : c’est l’ultime recours défensif pour s’éviter le rejet si, après toute l’énergie dépensée à s’en protéger, nos efforts ne venaient pas à porter leurs fruits.

De façon plus schématique, on développe l’idée que ces cinq blessures émotionnelles du passé comportent des traces observables à l’instant présent. Esquissant en filigrane nos schémas les plus ancrés, ces traces sont à la racine de nos réactions du quotidien.

Nous les appelons les 4 problèmes racines : il s’agit de la croyance limitante, de la peur de revivre la blessure, de la supposition et de la ligne de conduite. N’oublions pas que pour les traumatismes les plus lourds, ce travail d’auto-investigation exige un suivi psychologique régulier et rigoureux, d’autant plus indispensable que ces blessures tendent à façonner non seulement notre vie de tous les jours, mais également notre personnalité et notre santé mentale.

S’aimer au conditionnel

En développement personnel, nous sommes surtout confronté aux conséquences des blessures émotionnelles sur notre valeur, notre estime de soi et sur notre relationnel aux autres, mais surtout, ces blessures font qu’on a tendance à ne s’accorder qu’un amour de soi conditionné par notre ligne de conduite, qui nous demande de nous contrôler en fonction de ce que nous croyons acceptable de nous-mêmes.

En d’autres termes, cet amour-propre au conditionnel nous conduit à vivre des émotions de fierté exagérées lorsque nous nous comportons conformément à ce que l’on croit attendu de nous, et des ressentis de honte-culpabilité dans le cas contraire, comme si notre “mood” interne était laissé au bon vouloir de circonstances extérieures.

Autre conséquence des blessures émotionnelles ? Des attentes cachées sur l’Autre, qui nous placent de fait dans une situation de dépendance puisque c’est à lui ou elle qu’il appartient (ou non) d’y répondre. À nouveau, nous cédons le pouvoir sur notre état intérieur. Enfin, sur le plan du quotidien, la ligne de conduite découlant de notre blessure émotionnelle induit des répercussions sur les différents aspects de notre vie de façon très distincte, que ce soit notre carrière professionnelle, notre santé ou nos relations amoureuses.

Cependant, il faut insister sur le fait que ce ne sont pas nos blessures émotionnelles qui causent directement ce qui va suivre mais notre méconnaissance ou l’absence d’outils et de méthodes pour nous en libérer. Alors comment reconnaître nos blessures émotionnelles ?

À la découverte de nos fêlures

Nous apprenons à identifier nos blessures majoritaires en cumulant l’observation de plusieurs facteurs : l’aspect global de notre morphologie et la nature de nos réactions émotionnelles. Mais aussi par le cumul des 4 problèmes racines comme expliqué précédemment.

Par exemple, un premier exercice simple pour repérer la manière dont nous sommes concernés par une blessure émotionnelle consiste à observer les jugements que nous portons sur nous-mêmes, mais aussi ceux qui, lorsqu’ils viennent des autres, nous affectent profondément. Et pour cause, ce que nous jugeons à notre sujet s’inscrit généralement dans le cadre des croyances limitantes présentes à notre encontre.

De la même manière, les jugements que nous portons sur l’autre sont souvent, par effet miroir, en lien avec le contrôle exigé par la ligne de conduite déterminée par nos blessures les plus prédominantes.

Lorsque nous estimons que notre réaction n’est pas adaptée face à une situation, voire disproportionnée, c’est généralement signe que notre passé se transpose.

Il est aussi important d’observer la fréquence des choix que nous faisons par peur ou de façon non alignée avec nos désirs profonds ou nos valeurs. Reviennent-ils dans certains domaines de vie ou impliquent-ils nos choix vis-à-vis d’un tiers en particulier ?

Et pour cause, effectuer nos choix de vie en fonction de ce que nous croyons le moins dérangeant, critiquable, risqué, est l’une des manières les plus fréquentes de se laisser affecter par une blessure émotionnelle.

Enfin, nous pouvons observer les situations vis-à-vis desquelles nous nous laissons souvent emporter par nos émotions jusqu’à solliciter nos mécanismes de défense : le repli sur soi, la justification ou l’agression, ce troisième exercice cumulatif nous permettra de comprendre si notre lecture des événements est teintée par la présence de nos blessures émotionnelles.

Et si l’on ne devait retenir qu’un “symptôme” ? “Lorsque nous estimons que notre réaction n’est pas adaptée face à une situation, voire disproportionnée, et que cette réaction a tendance à se répéter, voire s’amplifier, c’est généralement signe que notre passé se transpose sur une situation qui semble banale à nos yeux au présent.